Achat voiture électrique : quelles aides pour les automobilistes ?

Alors que la plupart des constructeurs proposent désormais un modèle électrique, les consommateurs hésitent encore à franchir le pas. En cause, le prix d’achat, plus élevé en moyenne que les autres modèles, et le manque de bornes de recharge. Des aides existent pour inciter les consommateurs à l’achat de voiture électrique.

15.05.2018

achat voiture électrique

1. Prime à la conversion : le nouveau dispositif

Au 1er Janvier 2018, une nouvelle version de la prime à la conversion est entrée en vigueur. Il est désormais possible d’obtenir la prime à la conversion pour la destruction d’un véhicule diesel immatriculé avant 2001, et avant 1997 pour les modèles à essence. La prime peut toutefois être accordée aux ménages non-imposables pour des véhicules diesel datant d’avant 2006.

Le montant de la prime est de 2 500 € pour l’achat d’une voiture électrique neuve. Pour l’achat d’un véhicule d’occasion, la prime va de 1 000 € à 2 000 € pour les foyers non-imposables. La prime à la conversion fonctionne aussi pour certains modèles non-électriques. Ces modèles doivent cependant avoir un taux d’émission de CO2 inférieur ou égal à 130 grammes par kilomètre.

La nouvelle prime à la conversion rencontre un certain succès. Le but est d’accélérer le renouvellement du parc automobile en faveur de véhicules plus propres. Près de 45 000 français ont fait une demande en quatre mois. Selon le gouvernement, l’objectif de 100 000 primes par an sera atteint si les demandes se maintiennent à ce niveau.

2. Bonus écologique : quel barème en 2018 ?

L’achat d’une voiture électrique est également encouragé par le bonus écologique. Quelques changements sont à prendre en compte depuis le 1er janvier 2018. Le bonus écologique, jusqu’ici, s’appliquait aux véhicules émettant moins de 60 grammes de CO2 par kilomètre. Désormais, la règlementation s’est durcie, et seuls sont éligibles les véhicules émettant moins de 20 grammes par kilomètre. La plupart des modèles hybrides, qui jusqu’ici entraient dans la catégorie de véhicules éligibles, ne permettent plus de bénéficier du bonus écologique.

Le bonus versé correspond à 27% du coût d’acquisition du véhicule. Le plafond de l’aide est fixé à 6 000 €. Depuis le début de l’année 2018, le bonus spécifique pour les voitures hybrides, qui s’élevait à 1 000 €, a été supprimé.

Le malus écologique

En plus d’inciter les consommateurs à acquérir des véhicules électriques, l’état pénalise également l’achat de modèles polluants. Le barème du malus écologique a lui aussi évolué depuis le début de l’année. Les recettes obtenues grâce au malus permettent de financer les aides à l’achat de véhicules peu polluants. Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, l’achat d’un véhicule émettant plus de 119 grammes de CO2 par km entraîne le paiement du malus écologique. Le montant de la taxe va de 50 € à 10 500 € pour les modèles les plus polluants.

3. L'aide à l'achat de borne de recharge

borne de recharge

Le frein à l’achat d’une voiture électrique n’est pas seulement le budget. La faible autonomie des véhicules est aussi un problème pour de nombreux consommateurs. Si les bornes de recharge se démocratisent, le maillage reste encore assez faible. Une alternative est de faire installer sa propre borne de recharge. Une option qui séduit notamment les entreprises, mais qui peine à s’imposer chez les consommateurs, car il s’agit d’un coût supplémentaire.

Une aide a été mise en place par l’état depuis 2014 pour l’installation d’une borne de recharge de voiture électrique. Cette aide fait partie du Crédit d’Impôts à la Transition Energétique (CITE) qui s’applique à tous les travaux qu’un contribuable effectue pour améliorer “la qualité environnementale de son logement”. Le crédit d’impôt accordé correspond à 30% des dépenses effectuées pour les travaux. Il ne peut pas dépasser 8 000 € pour une personne seule et 16 000 € pour les couples soumis à imposition commune.

4. Des modèles de voiture électrique à prix abordable

Le prix d’une voiture électrique a de quoi faire réfléchir les automobilistes. Pour les modèles haut-de-gamme comme ceux de Tesla, il faut compter au minimum 70 000 €, hors options. Mais depuis quelques années, la plupart des marques proposent un modèle électrique, et tous les constructeurs tentent d’améliorer la performance de la batterie. Le marché propose donc, peu à peu, un choix de véhicules électriques plus large, avec une grande diversité de prix. Quels modèles peuvent concurrencer les voitures classiques en termes de budget ?

Renault Twizy

Cette voiture aux dimensions très étroites est idéale pour le stationnement en ville, mais ne peut accueillir qu’un ou deux passagers. Une version existe dans la gamme des voitures sans permis. Avec un prix de départ aux alentours de 7 000 €, elle est largement moins chère que ses concurrentes. La Renault Twizy rencontre d’ailleurs un grand succès sur le marché.

Smart Fortwo ED

Pour moins de 25 000 €, il est possible d’acquérir ce modèle de voiture électrique Smart. Bénéficiant d’un coffre assez large, et d’une autonomie correcte, la Smart Fortwo est très pratique pour la conduite en ville. Smart a également décliné sa gamme de modèles électriques avec la Smart Forfour Electric Drive.

5. Conclusion

Passer à l’électrique n’est plus le luxe de quelques automobilistes. Avec l’apparition sur le marché de modèles plus abordables, et les différentes aides proposées par l’état, l’achat d’une voiture électrique peut devenir aussi rentable que l’investissement dans un modèle essence ou diesel. Leur autonomie étant encore assez faible, les voitures électriques conviendront davantage aux automobilistes résidant en ville, et ayant facilement accès aux bornes de recharge.

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